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La montée des dérives sectaires et de l’intégrisme

En quoi les dérives sectaires et les intégrismes sont-ils susceptibles de menacer les libertés démocratiques ?

lundi 21 janvier 2013, par Baildumange

Face à la montée des dérives sectaires et de l’intégrisme, la République emploie de plus en plus de moyens pour se protéger et les contenir … En quoi les dérives sectaires et les intégrismes sont-ils susceptibles de menacer les libertés démocratiques ? Pour répondre à cette question nous définirons donc ces deux notions, leurs origines, leurs idéologies, leurs cibles et enfin nous étudierons les moyens mis en place pour s’en protéger…

I) Intégrisme 

Mais qu’est-ce que l’intégrisme ? On le définit comme étant une doctrine qui exige l’application intégrale des textes religieux à la vie publique d’un pays en établissant une sorte de version religieuse du régime totalitaire et en mettant l’État sous influence. Par la suppression des libertés individuelles, elle devient donc une menace pour les libertés démocratiques et un réel facteur de perdition. Les personnes sous son emprise subissent une minoration de leur libre arbitre ainsi que des privations. L’intégrisme est présent dans les trois grandes religions qui sont l’Islam, le Judaïsme et le christianisme même si, la religion, par définition ne suit pas cette logique intégriste de rupture avec la société par exemple, mais essaye d’établir le dialogue. On assiste de nos jours à une montée en puissance des groupes de pression tels la Charia en Angleterre. L’intégrisme se différencie de la secte et de ses dérives en mettant en avant un retour aux sources.

II) Dérives sectaires

Le mot secte vient du latin secta, de sequi, suivre. D’après le dictionnaire, une secte se définit comme étant un groupe de personnes vivant (souvent en communauté) sous l’influence d’un guide spirituel, ou bien un ensemble de personnes professant les mêmes opinions religieuses, philosophiques ou encore d’un groupe de personnes étroitement attachées à une doctrine. Ce mot, malgré une banalisation de plus en plus forte, garde toujours une connotation négative. Le comportement sectaire se définit par l’accomplissement d’abus, de maltraitance, et de contrôle de personnes avec souvent, la transgression de certaines lois. Dans la plupart des cas de dérives sectaires, les personnes tombées sous leurs influences coupent toute relation avec leurs familles et sont contrôlés mentalement à des fins financières par exemple. Certaines sectes cherchent aussi à intégrer des centres de pouvoirs.

On observe quatre mythes récurrents chez les sectes :

* le mythe de la subversion : la secte représente une menace pour la société,

* le mythe sexuel : la secte se livre à des pratiques sexuelles perverties : pédophilie, orgies, polygamie, ou abstinence totale,

* le mythe de la dissimulation : la secte est volontairement trompeuse,

* le mythe du mauvais œil : la secte a recruté ses adeptes par la manipulation mentale, car personne n’y aurait adhéré volontairement.

Ils existent de nombreuses sectes mais les plus connues sont la scientologie, secte Moon, franc-maçonnerie ou témoin de Jéhovah. En France, il existe 180 mouvements et environ 130 000 témoins de Jéhovah par exemple.

Parmi la population, ceux sont les plus jeunes, enfants et adolescents, qui intéressent les sectes. En effet, leur crédulité, leur manque d’expérience et leur jugement erroné en font des victimes appréciables.

 

III) Les moyens mis en place pour s’en protéger :

Il existe plusieurs moyens de lutter : à travers la prévention dans les médias ou encore par la création de groupe antisecte. Le premier groupe antisecte fut créé en 1971 et à partir de cette époque, diverses associations se battent contre ces sectes. Depuis 1974, la première association pour la défense des valeurs familiales et de l’individu (ADFI) est créée à Rennes pour lutter contre les sectes. Peu après, d’autre ADFI furent créées. Cela nécessita rapidement une structure au niveau national avec la création de l’UNADFI qui correspond à l’Union Nationale des Associations pour la Défense des Familles et de l’Individu en 1982. Deux ans plus tard, le premier numéro de Bulles, « Bulletin de Liaison pour l’Étude des Sectes » parait, à l’intention de toutes personnes qui sont confrontées aux mouvements sectaires. En 1996, cette union est reconnue comme d’utilité publique et agréée par les Ministères de l’Éducation Nationale et de la Jeunesse et des Sports. L’UNADFI compte à ce jour 29 associations. Ces associations se sont créées pour :

  • Étudier les principes directeurs de ces organisations,
  • Informer, prévenir, mettre en garde,
  • Regrouper et épauler les familles désorientées,
  • Aider les adeptes désireux de sortir d’une secte, favoriser leur réinsertion,
  • Étudier et diffuser les moyens légaux de résistance à l’emprise des sectes,
  • Rechercher et approfondir les liaisons, sur les plans national et international, avec les organismes poursuivant les mêmes objectifs.

 

Au niveau des lois, en 2001, une loi antisecte fut créée, mais, fut révisée un an plus tard car elle n’était pas conforme aux droits de l’Homme. De plus, en 2005, les listes pour répertorier les sectes furent abandonnées.

 

Conclusion :

Malgré toutes les mesures que l’on puisse prendre, les sectes restent puissantes et riches. Seule une prévention intensive et une aide plus accrue pour ceux qui veulent s’en sortir pourraient aider à leur affaiblissement. De plus, définir la limite entre religion et secte est assez complexe et n’aide en rien à l’abolition de ces mouvements sectaires.

 

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